Vendredi 30 octobre 2009
Le Post-Apo (ou Nukesploitation) est un des plus beaux genres jamais crées... Méttant en scène la plus grande peur de l'être humain qui est, non pas la Fin du Monde, mais bien l'Après. Ce dur moment où l'Homme et la Femme doivent revenir à l'Etat Sauvage pour survivre !

Cela donne des chefs d'oeuvres comme Akira d'Otomo, les 2 premiers Mad Max de George Miller, Apocalypse 2024 de L.Q. Jones (avec un tout jeune Don Johnson parlant avec un chien), le cycle des 28 (...Jours et ...Semaines), Les Fils de l'Homme d'Alfonso Cuaron (l'un des plus beaux films des années 2000), Le Dernier Combat (le meilleur Besson jamais réalisé)... mais aussi de grandes absurdités comme Les Rats de Manhattan de Nono Mattei, la trilogie Les Guerriers du Bronx 1 + 2 + Les Nouveaux Barbares de Castellari, Dead or Alive 3 : The Final (le plus mauvais Miike jamais réalisé), Highlander : The Source (si vous voulez vous marrez, allez contacter votre ami d'Albanie ^^), le film live de Ken le Survivant (avec Dragon Ball Régréssion - copyright SVP ^^ - la pire adaptation officielle jamais réalisé)...

Mais je vais vous parler aujourd'hui d'un film en particulier, THE BOOK OF ELI, le nouveau film des Frères Hugues à l'on doit le culte Menace 2 Society, la très belle chronique Vetsploitation (injustement inédit en salles pour sortir directement en vidéo - merci Buena Vista !) Génération Sacrifiée et surtout le magnifique From Hell, qui réussit, avec le Watchmen de Snyder, à retranscrire la froideur et la mélancolie nihiliste d'Alan Moore, mais surtout à le rendre plus cinématographique...

Dans un monde post-apocalyptique, Eli, un héros solitaire veille sur The Book, un livre renfermant les connaissances pouvant racheter la société.

Pour leur nouveau film, les jumeaux Allen et Albert ont réuni le grand Denzel Washington, la très cute Mila Kunis, le toujours impréssionnant Gary Oldman, le colosse Ray Stevenson, la toujours jolie Jennifer Beals, le vénérable Michael Gambon, mais aussi le toujours là Malcolm McDowell.

Mais ce que je veux vous donner à trvaers ce film est une série de dessins réalisés par l'illustrateur Tommy Lee Edwards pour le Comic-Con (THE Convention à San Diego !). Comme je le dis toujours ; Admirez !!!







Une de mes grandes attentes pour 2010, mais une question me taraude ; Réussiront-ils ce que Francis Lawrence a raté avec sa version de Je Suis une Légende avec Will Smith ; faire la 1ère Blaxploitation Post-Atomique ?

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Lundi 26 octobre 2009

Les gens qui me connaissent ou qui lisent mon blog, savent mon amour absolu pour cet acteur, trop tôt disparu, il y aura dans quelques jours, vingt ans qu'est Yusaku Matsuda.

Un amour qui se confirme du fait qu'il a crée l'un des plus beaux personnages du Film Noir Japonais ; le tueur professionnel Shoeï Narumi, anti-héros héroïque de la trilogie des Yûgi. Tous tournés par Toru Murakawa et produit par Kinji Fukasaku. Les deux premiers sont The Most Dangerous Game (dont j'en avais fait la critique quelques années auparavant et dont j'aimerai le réécrire de fond en comble), puis The Murder Game, dont je vais vous offrir les jolis photos d'exploitation...

Un jour, je la ferai cette critique de la Trilogie Yûgi au grand complet !! ^^

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Lundi 26 octobre 2009

Si comme moi vous aimez les ambiances mystérieuses propres à l'Empire du Soleil-Levant, à son folklore (le Kabuki, les Yôkaï, les Ninja, le Chô-Chin - lampe en papier, les bonzes Shinto tendence Zen, les Tengu au nez long, etc...) Admirez !!!

 

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Jeudi 22 octobre 2009
En attendant un gros dossier thématique et analytique sur cet auteur et acteur des plus passionnants et à l'occasion de la diffusion de sa série Braquo (mais aussi en rapport avec l'article précédent), j'ai décidé de vous mettre de jolies affiches japonaises des films d'Olivier Marchal avec également les titres locaux, assez poétiques par ailleurs ! (d'ailleurs, ses films ont une poésie somme toute très nipponne, mais ça, je le développerai dans ce futur dossier).

Ils sont présenté dans l'ordre chronologique de sortie (mais manquent à l'appel Gangsters et Truands de Frédéric Schoendorffer - titré par ailleurs "Sommeil dans la Nuit de la Trahison").

36, QUAI DES ORFEVRES

Au Japon, le film est baptisé "Un Chien nommé Trahison"


et une magnifique affiche alternative, une !

MR-73

Au Japon, le film est baptisé "Une Pluie nommé Vengeance"

DIAMANT 13 (réalisation de Gilles Béhat, devenu Béat. Marchal, en plus de faire l'acteur, en a surtout co-écrit le scénario avec le réalisateur et aussi l'écrivain, également ancien flic, Hugues Pagan d'après le roman de dernier, L'Étage des Morts)

Au Japon, le film est baptisé "Une Ombre nommée Désespoir"

Remarquez la photo de Depardieu ! on a l'impression que c'est un stock-shot de 36... pardon ... d'Un Chien nommé Trahison ! (je ne m'y ferais jamais avec ses traductions de titres japonais pour films étrangers ^^)

@ très Bientôt pour de prochains tours d'horizons...
Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Mardi 20 octobre 2009

Voici quelques couv's de mangas glanés ici et là...

BOOGIE WOOGIE WALTZ (KATSUHIRO OTOMO - 1982)

Le recueil des tous premiers oeuvres du grand Otomo (de 1973 à 1975), surtout le plus rare !!!
Il est beaucoup question de spleen urbain, comme raconté dans le cinéma japonais de l'époque (Toshiya Fujita, Kôji Wakamatsu, Yasuharu Hasebe, Tatsumi Kumashiro) et aussi les manga de Takashi Ishii).
En tout cas, très belle illustration pour la couverture.

SEX DRUG & ROCK'N'ROLL !!!

LUPIN THE 8th (Monkey Punch et dessinateur inconnu - année inconnue)

L'Adaptation de ce qui aurait dû être THE Co-Production ! Version cyber-punk de Lupin the 3rd avec Rintaro, Bernard Deyriès, Osamu Dezaki pour la réalisation, Jean Chalopin au scénario et et le duo Araki-Himeno aidé d'Akio Sugino au désign, le projet ne verra jamais le jour pour des raisons d'ayants-droits (l'oeuvre de Maurice Leblanc tombera dans le domaine public qu'en 2017 !!)

Selon certain fans, certains éléments seront récupérés et digérés dans Cowboy Bebop !


En tout cas, c'est bizzare qu'une série inachevée (seulement 6 épisods) ait pu donner quand même un manga !!


Un lien qui éxplique mieux le fond de l'histoire !

AIRWOLF (dessinateur inconnu - année inconnue)

Puisqu'on est dans la novélisation Manga (une pratique courante à l'époque), voici celle de Supercopter !
Remarquez le logo de la Firme sur la 4ème de Couv' !! ^^

Et voici quelques autres encore !

Petite dédicace à mon ami Stéphane du Mésnildot !


L'affiche du documentaire de Toshiaki Toyoda Unchain, dessiné par Seiki Tsuchida (Under the Same Moon, Blessures Nocturnes).


L'univers fascinant de Nobuyuki Fukumoto (Akagi, Kaiji), dessiné de façon plus classique !


Et un classique parmi les classiques ; l'affiche de L'Epreuve de Force (The Gauntlet) de et avec Clint, dessinée par Frank Frazzeta !
Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Samedi 4 juillet 2009



A Gauche : Brian Eno à l'époque de Roxy Music
A Droite : Hugo Weaving dans Le Seigneur des Anneaux

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Jeudi 25 juin 2009
Ce type de "billets" (je déteste ce mot pour un blog) présente la BO idéale pour mes futurs projets.

Le projet en question s'appelle The Ivory Devil, une sorte de Cincinnatti Kid version Mahjong. Le film serait tiré d'un manga de Takashi Ishii, un de mes maîtres.

Le pitch : Ancien trader véreux, doublé d'un parieur invétéré, Paul Berkeley participe depuis trois ans à des matchs clandestins de Mah-jong. Une dette de jeu (une course de chevaux truqué) lui a déjà fait perdre deux doigts et sa femme, devenue prostituée pour ses créanciers ; une bande de gangsters. Il transporte une importante somme d'argent, le fruit d'un contrat éxecuté comme tueur, qui va lui permettre de rembourser la pègre, de libérer sa femme et de se rachetter une dignité. Hélas, le monde du jeu étant ce qu'il est, il perdra tout lors d'un stupide tournoi... Jusqu'à ce qu'une bonne étoile sous la forme d'une joueuse nommée Dominique, ancienne fille-à-papa déshéritée devenue prostituée SM, vienne sur son chemin...

Les quelques chansons sont :

- Win de David Bowie (sur l'album Young Americans). Une chanson mélancolique qui retranscrit, par son titre, l'envie de gagner...
http://www.deezer.com/track/3142242


- Georgy Porgy de Toto.
http://www.deezer.com/track/530680

- Without using Hands de Sparks.
http://www.deezer.com/track/1571973

- Kings de Steely Dan.
http://www.deezer.com/track/2228097

- Boy Blue de Electric Light Orchestra.
http://www.deezer.com/track/865126

- White Queen (as it Began) de Queen.
http://www.deezer.com/track/3127930

- Lady de Dennis Wilson.
http://www.deezer.com/track/2962196

- Almost d'OMD. Une version inédite contenue sur l'album de Faces-B ; Navigation.
http://www.deezer.com/track/3318527

Voici quelques images qui donneront une idée du film.







Source Images : Mottomo Kiken na Yûgi (Toru Murakawa), Tenshi no Harawata (Takashi Ishii), Kumo no Hitomi (Kiyoshi Kurosawa), U-Turn (Oliver Stone).

Et pour vous faire plaisir, je vais vous montrer à quoi ressemble le manga d'origine.







J'espère que cela vous donnera envie de le voir, tout comme j'ai envie de le faire...

@ Tantôt pour de prochaines baffouilles !
Par Momotaro
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Vendredi 19 juin 2009

Cette galerie est en hommage à ce grand cinéaste dont on ne connait pas si bien ses premiers amours ; le dessin. Il créera son premier chef d'oeuvre du Gekiga (la part "hyperréaliste" du manga) ; Tenshi no Harawata ou Angel Guts de son nom international. Le Gekiga raconte l'amour impossible entre un jeune loubard et une jeune étudiante. Le premier tôme sera le seul adapté fidélement avec le premier volet de la série cinématographique, titré High-School Co-Ed (signé Chuseï Sone). Les deux autres raconteront comment le héros, Muraki, deviendra tueur pour une organisation Yakuza à sa sortie de prison, tandis que la jeune Nami devient hôtesse dans un bar louche de Tokyo...

Les images sont mis dans l'ordre de publication :













Il fût édité entre 1978 et 1979 en trois tômes. Il existe surtout 6 films (qui, excépté le premier, ne reprennent l'histre du gekiga).

Les voici :
- Angel Guts : High-School Co-Ed (Chusei Sone - 1978)
- Angel Guts : Red Classroom (Chusei Sone - 1979)
- Angel Guts : Nami (Noboru Tanaka - 1979)
- Angel Guts : Red Porno (Toshiharu Ikeda - 1981)
- Angel Guts : Red Vertigo (Takashi Ishii - 1988)
- Angel Guts : Red Flash (Takashi Ishii - 1994)

En espérant qu'un éditeur se décide à le publier chez nous, ou bien dans n'importe quel pays occidentalisé !
Par Momotaro - Publié dans : Hors Catégorie
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Mercredi 17 juin 2009

NB : Je tiens à préciser que l'article ci-dessous est incomplète car éxempte de captures d'écran, pourtant nécéssaire. Ce sera réglé demain !

Merci de votre compréhension...



Le film de Yakuza obéit à des codes bien précis. L’univers urbain, le caractère crypto-gay de l’amitié virile, l’importance du tatouage, l’extrême charisme du protagoniste, l’histoire d’amour impossible, un personnage féminin extérieur à ce monde de brutes, etc…

 


Pour son deuxième film noir après A History of Violence (d’après le roman graphique de John Wagner et Vince Locke), le cinéaste organique David Cronenberg reprend Viggo Mortensen pour un polar sur la mafia russe à Londres.

 

On y suit la rencontre croisée entre une charmante sage-femme (Naomi Watts) et un mystérieux chauffeur (Viggo Mortensen) d’un propriétaire de restaurant russe (Armin Muller-Stahl) autour du journal intime d'une jeune russe morte en couches après la naissance de sa fille.

 


Tout d’abord, le premier point troublant est que le personnage Nikolai Luzhin (Viggo, brillant, qui avait affronté du yakuza dans... American Yakuza !) est proche des hommes de main valeureux incarnés par Kôji Tsuruta chez Fukasaku (notamment dans Le Caïd de Yokohama) et Teruo Ishii. La relation entre Luzhin et le fils Kirill est dans la lignée des rapports crypto-homo chers à Chang Cheh (on s’éloigne du cinéma jap, mais quand même) mais aussi dans certains films noirs comme La Jeunesse de la Bête (Seïjun Suzuki, 1963), Le Jeu Cérémonial (Kosaku Yamashita, 1967) et bien d’autres encore. Vincent Cassel, profondément impressionnant dans son anglais avec l’accent russe/1, en fils aussi fidèle qu’indigne. On peut aussi citer la douce Naomi Watts qu’on peut comparer aux jeunes filles romantiques comme Chieko Komatsubara (Le Vagabond de Tokyo), Ruriko Asaoka (Le Mouchoir Rouge), Junko Fuji (les ninkyo de Makino), qui ne pourront éviter à l’élu de leur cœur d’aller vers leur destin. Et puis, que dire d’Armin Muller-Stahl est aussi mielleux que machiavélique en Oyabun slave que Nobuo Kaneko dans Combat sans Code d’Honneur.

 

Puis, le cinéaste de la Nouvelle Chair, fasciné par les rapports en matières organiques (la peau, la chair, les mutations, les mécaniques de l’esprit), ne pouvait qu’aborder le tatouage/2, élément cher au yakuza. À travers le sujet, au combien passionnant, des Vor v’Zakone ("voleurs par la loi" en russe), ces bandits russes sur-tatoués et extrêmement dangereux. Ce vieil adage disant que "tout tatouage à son histoire" est purement vrai et n’est pas que l’apanage des bandits nippons, ni russes (les gangs de L.A., les maori, etc…), mais il est étonnant de voir un Viggo Mortensen aussi herculéen que Bunta Sugawara dans Combat sans Code d’Honneur.

 

Un autre détail passionnant est l’absence, pour un polar anglais, d’armes à feu. Tout se fait à l’arme blanche (comme dans toute culture asiatique ; les triades, les yakuza). On a ainsi le meurtre d’Ekrem, le neveu du barbier, mais surtout LE morceau de bravoure avec l’affrontement dans le hammam. Une scène hallucinante par sa violence et sa sécheresse. Une pure scène de Ninkyo !

 

Attention, il est préférable d’avoir déjà vu le film de Cronenberg avant de lire ce paragraphe !

 

Une fois le twist final éventé, on découvre que le film est, au final, un semi-remake d’un des meilleurs polars du cinéaste-mangaka Takashi Ishii ; Seule dans la Nuit (rien à voir avec le giallo hollywoodien éponyme de Terence Young avec Audrey Hepburn dans son meilleur rôle) !

 

Viggo Mortensen et Jinpachi Nezu sont deux flics infiltrés dans la mafia qui atteignent le point de non-retour, l’un en devenant, à la fin du film, le parrain et l’autre en buttant, dés le début, ses propres collègues également infiltrés. Mais ils trouveront un semblant de rédemption sous la forme d’une jeune femme extérieure à cette enfer (Naomi Watts dans le Cronenberg et Yui Natsukawa dans le Ishii).

 

Un film qui a déconcerté les spectateurs, notamment par son ellipse final qui les prive d’un climax tant attendu. Mais ce parti-pris, qui fait la grande force de No Country for Old Men, vient en fait du film d’Eiichi Kudo, Ultime Combat sans Code d’Honneur où la fin était éludée par un simple carton (alors qu’on a aucune explication dans Les Promesses).

 

Fin du Spoiler !

 

Finalement, à mesure des revisionnages en DVD, on y trouve une grande richesse dans ce pur film noir qui doit autant au ninkyo-eïga, ces films de bandits valeureux, à Fukasaku qu’à Jules Dassin dans sa vision mortifère de Londres avec ses Forbans de la Nuit. Un chef d’œuvre qui n’a rien à envier à des classiques comme Vidéodrome, La Mouche, Faux Semblants, Le Festin Nu et Crash.

 

A mon ami Stéphane du Mesnildot, qui m’a soufflé l’idée.

 

1 : Vincent Cassel avait déjà joué ce genre de rôle dans le magnifiquement cynique Birthday Girl avec son ancien pote Mathieu Kassovitz et Nicole Kidman dans le rôle-titre.

2 : A l'époque de Spider, Cronenberg avait le projet d'un thriller sur le Body Art (les performances sur le corps humain, popularisé par Olran et Genesis P-Orridge) ; Painkillers.

Par Momotaro - Publié dans : Critiques
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Lundi 15 juin 2009


Après plusieurs mois d'attente, j'ai décidé, à l'occasion du Japanese Blogathon organisé par mon ami Michael du site Wildgrounds, de reprendre du poil de la bête en continuant la liste de mes films japonais préférés et en faisant ce que devrait être le blog ; une sorte de carnet de notes pour mes futurs films.

Bon, passons et je livre une nouvelle fournée de 4 films (désolé d'avoir annoncer précédemment 5 films alors qu'il y en avait que 4). J'espère vous donner envie de découvrir ces petits bijous chérs à mon coeur :


Ryuji (Toru Kawashima - 1983)

Un jeune acteur de théâtre qui désespère de trouver un rôle au cinéma, décide de prendre les taureaux par les cornes en faisant lui-même ce film que lui refusent les studios. Il s’appelle Shoji Kaneko. Il est scénariste à ses heures perdues et a un grand amour pour le cinéma Yakuza. Il choisi d’en écrire un. Ce sera le portrait sensible d’un jeune mafieux, fraîchement sorti de prison, qui souhaite rester dans le droit chemin, par amour pour sa femme et sa fille. Un film fragile à l’image de l’acteur-scénariste, condamné par un cancer auquel il succombera une semaine après la sortie du film. Comparé à un Rocky (le film d’Advilsen s’étant fait pratiquement dans les mêmes conditions et raconte plus ou moins la même histoire, à des degrés différents), le film marque par une habitation à la lisière de l’Actor Studio (pour capter le rôle et l’univers dépeint, l’acteur a réellement intégré un clan yakuza) et un casting impressionnant (notamment la kawai-chupi Momo – rien à voir avec votre serviteur – la véritable fille de l’acteur). Un non-polar qui a le mérite et la réussite d’être un portrait des plus émouvants (le québécois L’Audition de Luc Picard en est l’héritage le plus probant).

1er Visionnage : Maison de la Culture du Japon.

Rainy Dog (Miike)

Si j’aurai aimé mettre des films comme Dead or Alive 2 (un des plus beaux films de yakuza post-Kitano), Agitator (le plus bel hommage jamais réalisé à Yusaku Matsuda), Scars of the Sun (un des vigilante-movies les plus intelligents jamais réalisés depuis Death Sentence et les polars de Kiyoshi Kurosawa - cf, la 2nde partie de la liste), je ne pouvais, de Miike, que choisir ce road-movie noir entièrement situé à Taipei. Sorte de Baby Cart moderne, on suit l’errance de Yûji, tueur à gages exilé qui reçoit, un jour, la visite d’une ancienne compagne qui lui présente ce qui semble être son fils. Muet, le petit garçon souffre en silence du désintérêt apparent de celui qu’il considère déjà comme son vrai père. Finalement, le temps faisant bien les choses, les deux solitudes, auquel s’ajoute une jolie prostituée au grand cœur, formeront enfin une vraie famille. Takashi Miike n’a jamais été aussi bon que dans le film noir, ni meilleur qu’en dirigeant Shô Aikawa (Zebraman, les Dead or Alive). Il y signe le deuxième volet d’un triptyque baptisée "trilogie du Marché Noir", consacrée à la pègre japonaise et ses liens avec Taiwan, commencée avec son premier film pour le cinéma Shinjuku Triad Society/Les Affranchis de Shinjuku (hommage à Cruising de Friedkin et vision moderne d’Abel et Caïn entre un flic enragé et son frère avocat de la mafia) et terminée avec Ley Lines/la Loi de la Rue (entre Les 400 Coups, Les Princes de la Ville de Taylor Hackford et le cinéma de Scorsese). Amoureux du cinéma taïwanais, Miike prend dans son casting des acteurs fidèles d’Hou Hsiou-Hsien dont il emprunte le rythme lent et mélancolique. À l’image de Nicolas Rœg avec Venise sur Ne vous Retournez pas !, il montre un Taipei mortifère, pluvieux et triste. Un très beau film, dont la fin inspirera à Tarantino sur son post-modernisme Kill Bill, la très belle scène entre la Mariée et Nikki Green après le combat contre "Copperhead".

1er Visionnage : DVD Anglais.

 

The Prey (Kôji Wakamatsu - 1979)

Si Wakamatsu a tourné un des meilleurs biopics musicaux (Endless Waltz) ; LE film définitif sur la révolution japonaise (United Red Army), les pamphlets politiques les plus impressionnants (la plupart des ses films, L’Extase des Anges en tête) et produit ce qui est considéré comme le plus grand film porno de l’histoire (L’Empire des Sens), Wakamatsu n’aura jamais autant brillé que quand il signe son premier film pour la Toeï avec un Yuya Uchida, magnifique en rock-star revenu d’un long exil aux Etats-Unis pour essayer de promouvoir le reggae, musique de liberté et de contestation. Mais il se retrouve devant une société courant à sa perte. Des producteurs de musique produisant de la soupe (les pop-idols) et trafiquant de la drogue pour leurs investisseurs étrangers, une ancienne compagne devenue elle-même junkie. Il trouvera de l’espoir à travers la musique et surtout, l’amitié d’un jeune punk livreur de laits, un ancien combattant et sa petite-fille, une jolie étudiante. Wakamatsu a un amour sincère envers les marginaux, les exclus de la société et l’utilisation de la musique reggae (principalement le groupe anglais Matumbi) permet au cinéaste de dresser un portrait suffoquant, mais empreint d’humanisme, du Japon de l’avant-crise. Un film noir chaleureux qui réussit avec le reggae le même exploit que The Big Wednesday de John Milius avec le surf, sorti la même année ; nous passionner le temps d’un film à une mode qui n’intéresse qu’un certain nombre.

1er Visionnage : VHS Japonaise.

 

Typhoon Club (Shinji Somai - 1985)

1985, John Hugues lance un grand pavé dans la mare avec son chef d’œuvre Breakfast Club où l’on suit cinq étudiants d’horizons différentes en retenus un samedi, pour aboutir à une des plus grandes réflexions sur ce parcours du combattant qu’est l’adolescence. Au même moment, de l’autre côté du Pacifique, un jeune cinéaste de génie, Shinji Somai, tourne un des plus beaux films érotiques jamais réalisés. Mais il a déjà l’expérience de la jeunesse avec son premier film The Tonda Couple, émouvante comédie sentimentale sur les premiers amours, puis son plus culte Sailor Suit & Machine Gun, fausse comédie d’action, mais véritable charge virulente (au même titre que Les 400 Coups de Truffaut), mais également PP-Rider, transposition japonaise d’Attention, les Enfants regardent ! de Serge Leroy. Mais décide, pour son cinquième film, de reprendre le canevas du film de Hugues pour aboutir un film encore plus acerbe. Il remplace la journée de retenu par une nuit de typhon. Si le film américain donne un constat amer mais positif, le film nippon est plus pessimiste. Mais le message demeure tout aussi positif, mais profondément radical. Telle une pièce de théâtre respectant la règle des trois unités (Temps, Lieu et Action), Typhoon Club applique une violente montée en crescendo à mesure que la nuit dans cette salle de classe avance jusqu’au petit matin des plus tragiques. Un tour-de-force pas facile, mais exécuté d’une main-de-maître.

1er Visionnage : Maison de la Culture du Japon

Voila ! A bientôt pour de nouvelles découvertes...

Par Momotaro - Publié dans : Top Liste
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