Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 10:12

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Si beaucoup se souvient de la chanson-thème composée par Giorgio Moroder du second film de Tony Scott "Top Gun", la plupart ignore que durant quelques années et deux albums, le groupe Berlin fût, avec Devo, Oingo Boingo et Wall of Voodoo, l'un des plus grands groupes Néo-Romantiques qui soient...

Tout commence à la fin des 70's quand le clavieriste Joe Julian, le guitariste Chris Valesco, le bassiste John Crawford et  la petite amie de ce dernier, Terri Nunn fondent le groupe Berlin, qui serait un mélange entre Blondie et l'univers de Gary Numan. Ils sortiront un single, Mais voila que la belle Terri quitte le groupe pour entammer une carrière d'actrice (elle auditionnera pour le rôle de la princesse Leïa sur Star Wars).

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Elle sera provisoirement remplacée la future chanteuse Toni Childs, la petite amie de Valesco, qui écrira les paroles de quelques chansons, mais n'étant pas dans le trip néo-romantique (sa carrière dans la soul-FM nous le confirmera), elle ne restera qu'un mois sans rien enregistrer. Puis, ce sera Virginia Macolino (future petite-amie de Joey Ramone et déjà petite amie de Joe Julian) qui chantera sur tout l'album Information. Si les voix de Macolino et Nunn se ressemblent, la voix de Virginia est plus espiègle, plus "sauvage", plus anglaise que celle plus sensuelle et plus californienne de Terri (cela s'entend surtout en comparant les deux versions d'Overload)...

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Voila les 8 premières chansons du tout premier album de Berlin dans l'ordre chronologique (sont oubliés les pistes 9 et 10 - les chansons Middle Class Suicide et Uncle Sam - pour des raisons de disponibilités, mais c'est tant mieux car anécdotiques, mais est gardé le bonus-track French Reggae, excellent instrumental qui rappelle certaines chansons du groupe japonais Ippu-Do) :


 
Et puisque je vous aime bien, je vous mets les chansons de 1979 chantées (pré-Information) par Terri Nunn... 
 
Je vous mettrai, pour la prochaine fois, l'album Pleasure Victim, qui marquera le grand retour au sein du groupe de Terri Nunn, mais surtout dont le titre demeure tout un programme...
Par Momotaro - Publié dans : OST
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 05:31
Au début des années 90, j'entend une chanson qui commence sur un sifflotement, tel une musique triste de Morricone. Puis une voix, douce et enraillée, chante ces mots (I follow the Moskva, Down to Gorky Park, Listening to the wind of change...). Cette chanson m'aura fait pleurer durant toute ma petite enfance... On doit ce petit bijou à un groupe venu d'Allemagne (alors que j'ai toujours pensé, du haut de mes 7 ans, qu'ils venaient d'Angleterre ou des Etats-Unis...) ; Scorpions !

Si la plupart connait le Tube des Tubes avec Still Loving You (1984, année de ma naissance), j'ai envie de vous faire partager la plupart des ballades (que les melomanes appellent "Power Ballad") de leur meilleure période, allant de l'album de 1974 Fly to the Rainbow jusqu'à Blackout en 1982 (je n'ai pas mis leur premier album, le pinkfloydien Lonesome Crow). Présentés dans l'ordre chronologique (aussi bien discographique que l'ordre des pistes)

 

FLY TO THE RAINBOW (1974) :

IN TRANCE (1975) :

VIRGIN KILLER (1976) :

TAKEN BY FORCE (1977) :

LOVEDANCE (1979) :

ANIMAL MAGNETISM (1980) :

BLACKOUT (1982) :

Voila, mon dernier coup-de-coeur musical du moment que je souhaite vivement vous faire partager !

Par Momotaro - Publié dans : OST
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 11:57

On sait que dans l'Empire du Soleil-Levant, Alain Delon est aussi vénéré qu'un Sumo, c'est normal que le Gekiga (branche hyperréaliste du Manga) s'en inspire. On connait déjà Cobra où Terasawa s'inspira de l'éternel rival de Delon ; Belmondo, mais aussi Jane Fonda, Catherine Deneuve, Dominique Sanda et une direction artistique inspiré par Paco Rabane (certains voient même dans l'ancien visage du brigand au grand coeur une influence de Delon), mais on ignore que Jirô Taniguchi s'est aussi inspiré du Samouraï melvillien. On ne connait malheureusment pas les premières années de l'auteur de L'Homme qui Marche et de Quartier Lointain a commencé dans le polar Hard Boiled avec le scénariste Naoto Sekikawa (avec qui il fera Au Temps de Botchan). Ils feront plusieurs séries ensemble (Lindo 3, une sorte de version Tarantinienne de Jules & Jim, Trouble is my Business, on l'on suit les mésaventures d'un détective privé, Hunting Dog avec un flic corrompu en guise de héros, Hotel Harbour View, sanglante chassé-croisé dans un hôtel à New-York). Une part hélas trop méconnue qui ne demande qu'à sortir chez nous !

 

Mais ce billet (décidement un terme que j'exécre) doit parler d'Alain Delon. En fait, le duo Sekikawa/Taniguchi créé la série Ville sans Défense en 1980 et la couverture du premier tome relié est un hommage (ou repompage selon les gens de peu-de-foi) au Gitan, polar méconnu de l'éxcellent José Giovanni (auteur des romans Le Trou, Le Deuxième Souffle, Classe Tous Risques, Ho !, Les Aventuriers et réalisateur de Dernier Domicile Connu, Le Rapace, La Scoumoune. Deux Hommes en Ville, Une Robe Noire pour le Tueur, Les Loups entre Eux, Un Aller Simple, Le Ruffian, Les Egouts du Paradis...). Si Delon dans ce film aborde une magnifiquement improbable moustache, le héros de Ville sans Défense est bien glabre.

 

L'Original :

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L'Hommage :

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Si un éditeur veut bien songer au versant polar de Taniguchi...

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 11:40

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Après avoir signé son premier long-métrage comme réalisateur Le Bagarreur, le jeune scénariste Walter Hill prépare sa seconde réalisation The Driver. Ecrit originellement pour Steve McQueen, le play-boy Ryan O'Neal incarnera sublimement celui que son antagoniste Bruce Dern appelle "Desperado". Personnage melvillien, le "Driver" O'Neal impressionne par sa froideur et son impitoyabilité. L'inoubliable Oliver de Love Story y joue son meilleur rôle ! (Isabelle Adjani également en mystérieuse flambeuse).

 

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Avant qu'il joue un agent du FBI implacable dans Fast & Furious 5 (le meilleur volet de la franchise), Dwayne Johnson (anciennement "The Rock") veut revenir au polar hard-boiled après plusieurs années de comédies pour enfants. Il choisit avec Faster un vrai scénario de revenge-movie. Une sorte de Kill Bill au masculin où un génie du volant qui veut venger l'assassinat gratuit de son frère après un barquage pourtant réussi. The Rock est impressionant en machine à tuer implacable et destructeur.

 

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James Sallis écrit un roman noir, Drive, qu'il dédie à Ed McBain, Lawrence Block et surtout à Richard Stark. On y suit un cascadeur qui, après un braquage raté, décide de protéger une veuve et un orphelin de ses partenaires de casse. Hollywood optionne pour une adaptation ciné. Neal Marshall souhaite le faire avec Hugh Jackman. Mais le projet prend du temps et on demande à Ryan Gosling pour le rôle du Cascadeur. Heureux de jouer un anti-héros à la Steve McQueen ou à la Lee Marvin, il a carte blanche pour le choix du réalisateur. Fan de la trilogie Pusher, de Bronson et de Valhalla Rising, l'acteur canadien choisit le danois Nicolas Winding Refn (comme McQueen demanda au londonien Peter Yates de faire Bullitt, comme Lee Marvin alla cherché l'irlandais John Boorman pour son Point de Non-Retour). Le film, présenté à Cannes, recevra le Prix de la Mise-en-Scène.

 

Hormis leur anonymat (le seul qui a un nom est le Driver de Faster, mais il faut lire sa carte d'identité lors d'un arret sur images) les rendant aussi opaques que profondément fascinants, les trois Drivers ont un rapport avec leur auto-radio (la musique country pour Ryan O'Neal, les prêches d'un télé-évangéliste pour Dwayne Johnson et la New-Wave pour Ryan Gosling), leur seul lien avec le monde extérieur, ce qui en fait la grande différence avec un Paul Raven de Tueur à Gages (un chat), un Jef Costello du Samouraï (une mainate) ou même un Frank Martin du Transporteur (qui n'a rien, mais c'est pas le personnage le plus interéssant du sujet, loin de là) où leur animal de compagnie les font se sociabiliser un peu plus (en plus d'avoir une indentité). D'authentiques mécaniques implacables armés de leur 4-roues dont le rapport au monde se limite à la nuit (bien bleue au possible), la ville froide (pourtant Los Angeles, lieu privilégié de tout bon polar qui se respéecte) et la route où ils doivent faire face à la violence d'un milieu dont ils sont au-dessus de tout. Des sortes d'Anges de la Mort menant sur terre une vie d'errances... Des Nomades Urbains et Noctambules...

Par Momotaro - Publié dans : Billets d'Humeur
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 13:51

2004, alors que David Bowie vient de sortir Reality (son, bien hélas, dernier album studio à ce jour), alors que Neil Gaiman prépare MirrorMask pour son ami Dave McKean et aussi le scénario (avec Roger Avary) du Beowulf de Robert Zemeckis et Yoshitaka Amano est déjà en train de placher sur Final Fantasy XII, les trois génies dans leurs domaines se réunissent pour un projet qui ne verra probablement jamais le jour, mais qui en l'état, restera à jamais aussi passionnant. Très inspiré par le travail de l'artiste avec Brian Eno (Low/"Heroes"/Lodger/Outside), cette hsitoire raconte les péripéties de l'extraterrestre dans un New-York cryptique...

 

THE RETURN OF THE THIN WHITE DUKE, throwing darts in lover's eyes !

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Qui dit le Thin White Duke dit Station to Station, et qui dit Station dit période Berlinoise (la plus belle période de Bowie avec ce que je considère comme le plus grand album de tous les temps ; Low)... J'ai quasiment envie d'y mettre une sorte de B.O. faites des plus belles musiques du grand Bowie !

Je ne peux que vous conseiller les trucs suivants :
- Les Albums Station to Station/Low/"Heroes" (Lodger est plus New-Yorkais que Young Americans, Station to Station et Scary Monsters réunis)
- La compilation d'instrumentaux (dont plusieurs inédits) All Saints
- Les Art-Books de Yoshitaka Amano
- Le Roman Graphique Chasseur de Rêves (ou la 1ère rencontre Gaiman/Amano sur le Sandman)
- Elektra & Wolverine : Le Rédempteur, dessiné par Amano
- La Série Sandman (tous dispos chez Panini Comics)
Les Images sont issues de ce magnifique site sur un artiste vraiment exceptionnel.
Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 20:53

Chers amis, me voila dans la joie de vous annoncer la création d'un blog Blogspot entièrement consacré aux projets, aux scénarii, aux BO's, aux influences...

 

Quant à celui-ci (que je n'abandonne pas, bien évidemment), ce sera plus centré "Geek".

 

Voici l'adresse : Hard Boiled Production

 

Au Plaisir...

Par Momotaro
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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 11:06

On sait depuis toujours que Christophe Gans, ancien Boss de Starfix, cinéaste passionné et passionnant (ses commentaires audio ou interviews sont des régals pour tous Geek qui se respecte), il accumule les projets, sinon maudits, avortés.

 

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Christophe Gans, ou l'une des personnes les plus passionnantes jamais rencontrées !

 

On se rappelle de sa vision de Patlabor, entièrement réalisé comme un reportage (c'était bien avant les REC, les Cloverfield et autres Dernier Exorcisme), son Nemo co-scénarisé par Marc Caro (sur la jeunesse du personnage mythique de Jules Verne), son Dômu (le seul manga réellement transposable en France) son Bob Morane (annulé à cause de la Grippe Aviaire qui touchait la Chine, lieu de tournage prévu), son Rahan, son Onimusha (reporté à cause de la continuation de L'Imaginarium du Dr Parnassus de Gilliam, produit par l'associé histoire de Gans ; Samuel Hadida), son Cavalier Suédois (peut-être le prochain du prochain, qui sait ?).

 

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Un Patlabor tourné à la REC dix ans avant !
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L'Image absolu du Capitaine Nemo (qui inspirera à la Gainax son tragique personnage dans Nadia)

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Le chef-d'oeuvre d'Otomo !

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Un Bob Morane dans la lignée des Jason Bourne, ou pas !

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Longtemps le projet officiel de Gans, mais les aléas de la vie sur d'autres projets d'un même producteur (en l'occurrence la mort d'Heath Ledger sur Dr Parnassius)en firent autrement.

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Une vision apocalyptique et sauvage de Tarzan.

 

Son prochain film, officiel, est la version proto-cyberpunk de Fantômas. Produit par le nabab Thomas Langmann (fils de Claude Berri, à qui l'on doit les Asterix - surtout le dernier "Aux JO" qu'il a co-réalisé, le dyptique Mesrine, etc...) qui souhaite en faire un Dark Knight à la française (film que Gans n'aime pas). Gans souhaite faire un film en 3D, afin de surfer sur une vague initiée par Robert Zemeckis avec son magnifique et nihiliste Beowulf. Scénarisé par son partenaire chez H.K. Vidéo David Martinez, Gans pense d'abord Vincent Cassel dans le rôle du Genie du Crime, mais ce dernier, surbooké, annule sa participation. Seule chose de sur depuis le début du projet, ce sera Jean Reno dans le rôle d'un commissaire Juve plus proche du flic obstiné à la Walter Matthau dans Les Pirates du Métro ou dans Le Flic Ricanant ou à la Bruce Dern dans Driver (tout simplement dommage que le duo des Rivières Pourpres ne soit pas reformé).

 

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Il devait être Fantômas !

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Jusqu'à nouvel ordre, il sera Juve !

 

Mais ce qui est le plus intéressant dans Fantômas, ce n'est pas la 3D, mais bien son affiche-teaser qui rappelle les logos des héros crées par la Tatsunoko. Des personnages noirs et torturés comme Casshern, les Gatchaman, Tekkaman et autres Hurricane Polymer (on peut même compter Judo Boy, vigilente-anime d'une noirceur commune à l'époque avec Ashita no Joe et Tiger Mask. Et oui, les animes pour enfants aux Japonais ne sont pas gnan-gnans comme chez nous avec tous nos Franklin la Tortue).

 

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De haut en bas ; Fantômas, Gatchaman (ou La Bataille des Planètes) et Casshern.

 

Un Fantômas proche des oeuvres de Keita Amemiya (le Cronenberg du Tokusatsu, à qui l'on doit les meilleurs Kamen Rider, la magnifique série Garô, le film d'Hakkaider qui inspira à David Goyer le parti-pris de Batman Begins) ne peut qu'être un projet intéressant à mes yeux ! (tout comme la vision de Batman par Tim Burton et Christopher Nolan, de Blade et d'Hellboy par Guillermo del Toro, les Watchmen par Zack Snyder, mais aussi prochainement Ghost Rider par Neveldine/Tyler ou même Wolverine par Darren Aronofsky)

 

Un film attendu et passionnant, comme tous les projets de Gans. Une interview pourrait probablement voir le jour prochainement...

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 07:38

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L’inestimable écrivain de néo-polar Jean-Patrick Manchette fût, pendant 3 ans (de 1979 à 1981), critique de cinéma à Charlie Hebdo. Tel Pauline Kael, faisant la pluie et le beau sur les sorties du Mercredi (vraiment tout une époque que ma génération a connu sans vraiment la connaître), Manchette, en bon soixante-huitard qu’il est, a des avis bien tranchés (il déteste cordialement La Guerre des Etoiles, crache sur Fulci lors de la sortie de L’Au-Delà après l’avoir relativement défendu pour L’Enfer des Zombies, trouve que Cannibal Holocaust est un vulgaire shocker pour intellos, traite Eraserhard de vieux tas-de-boue) mais sait être pertinent (il reconnaît de grandes qualités au Dark Star de Carpenter, est dithyrambique sur Les Aventuriers de l’Arche Perdue, n’aime pas La Femme-Flic de Boisset, mais défend quand même le cinéaste). Des critiques d’une époque de la part d’un de nos plus grands auteurs, ça n’a pas de pris…

Aussi, je vous conseille impérativement de vous procurer Les Yeux de la Momie (édité chez Rivages), dont sont issues ces quatre critiques de films japonais (représentant l’année 1980).

Pour des raisons évidentes, les critiques sont retranscrits à l’identique et présentés dans la chronologie de parution !

 

Nuit et Brouillard au Japon

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Réalisé en 1960, Nuit et Brouillard au Japon, de Nagisa Oshima, est un film intéressant sur l’extrême gauche japonaise et sur l’aliénation idéologique, cette vieille copine. À partir d’un banquet de mariage qui suit de près une défaite du mouvement (ratification du traité de sécurité nippo-américain malgré de violentes manifestations de masse), en 1960, les moments successifs et les positions diverses de ce mouvement pendant la décennie précédente sont évoqués à travers les différents convives. Le spectateur français sera légèrement gêné, mais pas trop, par son ignorance probable de l’histoire politique et organisationnelle de l’extrémisme japonais. D’un coté, c’est comme partout : un PC à l’intérieur duquel s’opposent des durs, plus staliniens et prosoviétiques que les autres, et puis les autres, plus démocratistes que les premiers ; et d’autre part un mouvement étudiant (Zengakuren) qui tend à échapper à l’influence du PC, et d’où se forment des fractions plus ou moins ultra-gauchistes. D’un autre côté, l’importance des luttes de cette époque, et leur objectif principal, formellement nationaliste (antiaméricain), sont des particularités japonaises.

Sans qu’il s’agisse du tout d’un huis clos, le scénario (en se centrant sur le banquet) et le filmage (la caméra va chercher les personnages plutôt que le contraire) privilégient l’enfermement, notamment l’enfermement des militants dans le militantisme. Chacun reste sur ses positions, comme on dit. On vit, on parle, on baise, parfois on meurt, entre soi. Chacun puise dans les mêmes livres de quoi justifier sa vie, sa ligne, expliquer les succès, et surtout les défaites (généralement dues à la position des autres, à leur ligne erronée, comme de juste), et pendant ce temps le mouvement réel continue comme s’il était un phénomène naturel sur quoi l’on n’a pas de prise. Misère du militantisme et ruses de la raison, en faisant de tels objets le sujet de sa critique, dés 1960, Oshima était diablement moderne.

 

Charlie Hebdo n°483

(13 Février 1980)

 

Le Cimetière de la Morale

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Le Cimetière de la Morale de Kinji Fukasaku, vaut le détour. Il est médiocre, mais inhabituel, puisqu’il s’agit d’un film sur les truands japonais (yakuza) plein d’ultraviolence asiatique. Lire sur le sujet le chapitre ad hoc dans Le Cinéma Japonais au Présent (que nous ne nous lassons pas de signaler, décidément). Les films de yakuza sont un genre prolifique et bien établi au Japon, Fukasaku en est, lis-je, un spécialiste. Il filme comme un cochon, mais le scénario se laisse raconter, et notamment le héros, par son extrême nihilisme, est à peu près à James Cagney (celui de Public Enemy) ce que Cagney est à Saint Vincent de Paul. Il est si méchant qu’il est le seul à pouvoir se détruire, les autres ont beau le flinguer et le couper en morceaux à coups de sabre, il se relève toujours, jusqu’au moment où il décide de se suicider parce qu’effectivement ça ne peut plus durer. Amusant.

 

Charlie Hebdo n°494

(30 Avril 1980)

 

Baby Cart, l’Enfant Massacre

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Quelques distributeurs ont périodiquement l’assez bonne idée de sortir des films japonais de grande consommation. Après l’amusant Cimetière de la Morale de Fukasaku, on pourra voir à partir d’aujourd’hui Baby Cart, l’Enfant Massacre de Kenji Misumi, plus hilarant pour qui aime les déchainements surréels de violence sanglante, et mieux mis en scène. Il s’agit d’un tueur qui se balade avec son môme, lequel est dans une voiture d’enfant, laquelle est pourvue de gadgets destructeurs, notamment des roues à lames qui tranchent les jarrets adverses. Beaucoup de tueries à larme blanche se succèdent. Combats, tortures, mutilations et giclement de sang sont organisés selon une ambition cinématographique, de sorte que cet ahurissant massacre est rigolo et non heurtant.

Ce genre de films ultraviolents et formalistes est apparu dans les années 60 surtout. Il faudrait connaître l’histoire et la culture japonaises pour en déterminer exactement les filiations. Du moins peut-on supposer que c’est influencé formellement par le théâtre dansé Kabuki, et idéologiquement par le mythe du guerrier samouraï. Quant à la particularité de la violence dans la culture moderne japonaise (films, bandes dessinées, etc.), elle découle forcément des conditions dans lesquelles le Japon s’est intégré au monde moderne, non par leurs révolutions politiques, mais (très grosso modo) par des réformes violentes opérées d’en haut par le féodalisme militaire. Les médiations de la chose demandent à être longuement étudiées, mais je n’ai dormi que 260 minutes et ça suffit pas.

Dans les années 60, le genre ultraviolent des ses variantes diverses (film de sabre, film de yakuza, etc.) a sauvé financièrement l’industrie cinématographique japonaise. Misumi, le réalisateur de Baby Cart (qui est de 1972), a été mêlé à ce sauvetage, notamment à travers la série des aventures de Zatoïchi, qui mettaient déjà en scène un personnage de tueur émérite (mais aveugle) qui paraît imaginé par Stan Lee, avec la bonne dialectique de l’infirmité et des « supers-pouvoirs » subséquents. D’ailleurs le thème du guerrier infirme est, à ce qu’on me dit, très fréquent dans la littérature japonaise populaire traditionnelle. Bref, la série Zatoïchi a eu beaucoup de succès commercial, et quant à Baby Cart c’est aussi le début d’une série, nous attendons les autres épisodes avec intérêt /1. Je tire la plupart de mes renseignements du Cinéma Japonais au Présent (numéro 15 de Cinéma d’Aujourd’hui, revue trimestrielle souvent citée ici), et aussi d’une note longue et intéressante de Yamada Koichi dans le n°176 de Cahiers du Cinéma. Je vous invite à poursuivre seul nos recherches pendant que je m’étends un moment parce que ça tourne.

 

Charlie Hebdo n°510

(20 Août 1980)


1/ : Il est désormais bien connu que L'Enfant Massacre est en fait l'Opus II de la série Baby Cart. Il faudra attendre 1992 pour avoir la série intégrale en VHS grâce à Jean-ierre Jackson.


Les 7 Samouraïs

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Le truc à voir dare-dare, surtout qu’il est sorti depuis un moment, c’est bonnement Les Sept Samouraïs, version intégrale, pour deux raisons notamment : 1° ce n’est plus le même film, vu qu’il est deux fois plus long ; 2° c’est le même film.

Le même film : c’est-à-dire non seulement qu’il est superbe, on ne va pas revenir là-dessus, mais c’est-à-dire aussi que l’idée du film, son centre, se trouve partout en lui, au point que les distributeurs avaient pu couper plus d’une heure et demie sans réussir à le détruire.

Pas le même film : ce n’est pas seulement un western japonais, une aventure mouvementé si bien construite au point de vue de l’action que même un tâcheron pouvait la transposer au Mexique et avoir un grand succès. C’est aussi un grand drame historique (y compris social, donc). La fameuse réplique, vers la fin, « Ce sont les paysans qui gagné, pas nous », reprise par Yul Brynner dans Les Sept Mercenaires, n’est pas l’éloge du labeur glaiseux qu’elle pourrait être, et qu’elle est devenue chez Sturges, s’opposant de façon moralisante au triste destin professionnel du ronin ou du pistolero, professionnellement destiné à se faire buter à son tour, aussitôt qu’il sucrera des fraises, et faute d’avoir planté. La victoire des péquenots et la prochaine disparition des ronins sont historiques. Au Japon comme ailleurs (à des conditions diverses), la suppression du mode de production féodal passe notamment par la réforme agraire. Lorsqu’elle se réalisera en fait (au Japon et ailleurs : par exemple à la fin du XVIIIe siècle en France), il ne s’ensuivra pas le bonheur des paysans, mais c’est une question qui tombe en dehors des préoccupations de Kurosawa. Les Sept Samouraïs se déroule d’ailleurs au XVIe siècle, bien avant que le mode de production féodal soit supprimé au Japon. En tout cas, les sept guerriers féodaux, en prenant le parti des paysans, travaillent à leur propre liquidation historique : par idéal chevaleresque, ils aident à supprimer l’ordre féodal, c’est-à-dire aussi bien la chevalerie dont ils sont, comme les méchants brigands, des débris. Voila qui fait très bon ménage avec le goût de Kurosawa pour Shakespeare, l’un et l’autre cherchant la Raison dans le chaos des intérêts particuliers et des idéologies ou autres idéaux. Beaucoup de ce qui avait été coupé dans Les Sept Samouraïs et est restitué à présent situe socialement (y compris historiquement, donc), l’action et ses agents. C’est ainsi que l’ouvrage possède sa vraie grandeur.

Quant aux travellings, vous êtes déjà au courant.

 

Charlie Hebdo n°523

(19 Novembre 1980)

Par Momotaro - Publié dans : Hors Catégorie
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 09:54

Le 28 mai 1976, Tennessee Williams, président du jury du 29ème festival de Cannes, décide de donner la Palme d’Or à un film qui vient d’électriser la Croisette. 5ème long-métrage d’un cinéaste new-yorkais d’origine et deuxième scénario filmé d’un jeune scénariste traumatisé par une violente éducation religieuse calviniste. Ce film, c’est TAXI DRIVER

 

Seule image du Festival de Cannes

 

La première fois que je vois ce film, c’est en 2001 en Algérie. Je ne suis pas là pour des vacances (d’ailleurs, je n’ai jamais passé de bonnes vacances sur la terre de mes ancêtres, sauf peut-être la dernière fois en 2004 où je passais tout mon temps à écouter Japan et Gary Numan pour écrire ma vision de City Hunter), mais pour enterrer mon père qui vient de décéder des suites d’une longue maladie qui a bousillée la famille toute entière… Les seuls trucs qui me fassent passer le temps est de voir des films en VHS (ces bandes magnétiques de pas très bonnes qualités qui pouvaient être avalé par une machine qu’on appelait Magnétoscope). Je regarde divers métrages, en découvre pour la première fois enfin de mes yeux (notamment La Rage du Tigre dans son fameux doublage "petit-nègre", le magnifique remake de Get Carter avec Stallone). Et c’est vers la fin des 40 jours de deuil que je décide enfin de voir ce classique qu’est Taxi Driver. Ce film sera une révélation pour moi ! Je me dis que Travis Bickle, ce pourrait bien être moi… Cette violence sourde qui peut exploser à tout moment, ce sentiment d’être seul au monde et de ne pas être aimé… La fusillade finale, en plus d’être une des plus belles jamais réalisés, et aussi une des plus révélatrices. Ce kamikaze à la coupe mohawk qui descend des gens impurs pour sauver la pureté d’une enfance souillée (enfin, selon lui) avec la musique de Bernard Herrmann dans sa toute dernière composition. Il mourra la nuit de noël après avoir fini son travail. Ce film dérangeant, oppressant, anxiogène, ne m’aura jamais autant mis face à moi-même.

 

L'image la plus frappante du film...

 

La dernière fois que j’ai eu ça, c’était avec Requiem for a Dream d’Aronofsky où je me voyais dans ces jeunes personnes prêtes à toutes les autodestructions pour atteindre leur rêve d’une vie meilleure (sachant que je n’ai jamais pris de drogue). Un électrochoc qui me réveilla profondément. Je calmais mes ardeurs, mais c’était sans compter sur la vie qui, comme disent les vrais nihilistes, est une vraie salope, ignorant que je vivrais des choses plus grises foncées encore (comme ma seule et unique tentative de suicide, toujours en Algérie, ma plongé en apnée dans le dur monde du travail, les frustrations que sont les amitiés non-partagés, en mon sens pire que les amours non-partagés, le caractère "salaud" dont je peux faire preuve sans m’en rendre compte…). J’aurai plus tard le même choc avec Possession de Zulawski. Pour moi, le plus choquant n’est pas Adjani se faisant buriner par une créature créée par Carlo Rambaldi, mais bien la première heure sur cette famille dysfonctionnelle (elle et lui n’ont qu’un fils. Moi, j’ai 5 frères et sœur plus ma mère. Et je me remémore encore les engueulades avec feu-mon père).

 

Ce qu'il y a de plus glauque dans Possession...

 

Cette noirceur d’esprit contaminera quasiment tous mes scénarii. Tout d’abord conçu comme une pose après ma vision des années précédentes du cinéma de Woo et de Tarantino, je compris que ma sensibilité sombre était en grande partie due à la maladie de mon père… (Le premier scénario véritablement glauque que j’ai écrit dans ma vie est Marvin ou l’histoire d’un prostitué homosexuel qui finira assassiné par un client… j’ai 11 ans quand j’imagine ça ! Je pense que je devais sûrement exprimer toute mon homophobie, heureusement vaincue avec la découverte de Fassbinder).

 

Une image de L'Homme Blessé qui retranscrit bien Marvin

 

Quand il écrit en 1973 Taxi Driver, Paul Schrader n’a pas encore vendu Yakuza à la Warner. Il vient de divorcer de sa première femme, puis vient d’être plaqué par une petite amie. Il vit dans sa voiture, développe une fascination morbide pour les flingues et finira à l’hôpital après un ulcère… Une vraie thérapie qui tournera au miracle avec la venue de Martin Scorsese et de Robert de Niro dans cette aventure pour donner l’un des films les plus parfaits dans l’histoire du cinéma et l’un des plus justes de son époque (pourquoi les Oscars ont-ils récompensé Rocky, plutôt que Taxi Driver ? Très clairement pour montrer au monde une Amérique gagnante, terre des opportunités - nous fêtons le Bicentenaire de la Nation - et non pas une Amérique perdante, dépressive, qui pense ses plaies dans l’aigreur après qu’un président ait longtemps menti, puis démissionné… tout ça jusqu’à ce qu’Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine...).

 

Le Trio Magique en 1975...

Le trio Magique maintenant !

 

Pour ma part, ma thérapie artistique se fera en plusieurs étapes sur plusieurs années. J’écris des films sur ma banlieue, encore marqué par la vision quasi-apocalyptique de La Haine de Mathieu Kassovitz (son chef-d’œuvre et le film définitif sur le sujet). Tout d’abord un film dans la lignée d’Eléphant de Gus van Sant (inspiré du suffoquant moyen-métrage d’Alan Clarke) sur la musique ambiant de Brian Eno. Mais ce sera surtout ce projet ; La Californie n'existe pas !, sorte de Crime et Châtiment située dans les barres HLM avec un jeune maghrébin qui rêve de Los Angeles sans y mettre les pieds de toute sa vie. Ce film, devrais en faire mon premier long-métrage, mais auparavant, je dois montrer patte blanche avec un court. Après avoir songé à un film d’espionnage expérimental (L’Année Zéro), je décide de faire un long avec un ami. Un polar (genre où je me sens bien pour écrire, montrer ma vision du monde, sans pour autant faire chier mes semblables avec mes névroses) sur un tueur à gages qui souhaite changer de vie en partant à Tokyo. Finalement, je me rends compte que ce tueur n’est autre que moi ! Hasard du calendrier, je partirais dans ce que je considère comme la plus belle ville du monde, juste après que 56% des français votants aient décidé de choisir un petit teigneux qui donne l’effet d’un Greg Stillson (Martin Sheen dans Dead Zone). Finalement, des images plein la tête. Les images tournées depuis 2005 (année de l’achat de ma propre caméra DV) me donnent l’idée de faire un journal intime sur un jeune écrivain insomniaque et drogué qui part se ressourcer à Tokyo, oubliant ses problèmes pour songer à d’autres (comme l’absence d’amour dans la vie). Le film est là, il s'appelle Jet-Lag... mais des dissensions avec mon collaborateur pour des raisons à la con feront qu’une partie des rushes seront chez lui… Quelque part, ce n’est pas grave, car j’en avais pour 14 heures de rushes, donc, qu’il m’en reste 7 ou 8 heures au final ne changeront pas grand chose. J’ai presque envie de tout envoyer chier. Mais je ne peux pas. Si je veux faire du cinéma mon métier, quitter la maison de mes parents, il faut que je prenne mon courage à deux mains.

 

Voila à quoi me fait penser le Petit Nicolas !

 

Je décide d’écrire divers choses, certains que je ne ferais jamais, mais pour le plaisir de m’occuper l’esprit. Après avoir aidé un vrai ami à faire son film (à partir d’un vieux scénario dont je n’aurai finalement rien fait), j’ai retrouvé le goût de faire un film. Je planche sur un film tiré de Taxi Driver et de Bullet Ballet (un de mes films japonais préférés) . Un film titré Kenju (qui signifie "Flingue" dans la langue de Mishima) sur l’obsession d’un jeune homme qui n’est pas sorti de chez lui, de ce choc que j’ai eu en Algérie. Mais après des problèmes dans les dialogues, dans la construction, dans les personnages, et aussi l’envie de le tourner rapidement firent que je suis prêt à tout pour faire un film, mais pas à le bâcler. J’aurai mis 26 ans de ma vie pour devenir ce que je me suis toujours considéré. Ce n’est pas si mal. Peut-être que j’ai vraiment envie de faire des films parfaits !

 

Mon Tsukamoto préféré !

 

Je me rends compte à travers la non-continuation de Jet-Lag (toujours sur le banc de montage), la non-réalisation de Kenju et de La Californie n’existe pas ! que je n’ai finalement pas les reins solides pour exprimer ma névrose à la face du monde, mais surtout pas l’envie d’y perdre mon temps et ma santé avec comme seule consolation, la perte de mes amis les plus chers. Je préfère faire du cinéma de genre, plus reposant pour l’âme.

  

Quand Martin Scorsese proposa le rôle de Travis à son ami Robert de Niro, ce dernier lui parla d’un projet qu’il aurait voulu mettre en scène ; celle d’un jeune chômeur qui part s’acheter un flingue et qui attend la venue devant les locaux des Nations Unis pour buter un ambassadeur. Tout le film serait sur l’attente de cet homme avec un flingue à la main… Bien lui en à pris de laisser tomber ce projet proche au scénario de Schrader, comprenant qu’il y aurait plus à raconter, à exprimer…

  

Entendons-nous bien, pourquoi mon film préféré de tous les temps est Police Fédérale Los Angeles de William Friedkin et pas Taxi Driver... Peut-être parce que justement, To Live and Die in L.A. incarne ce que je veux faire dans le cinéma... incarne ce rêve qu'est la Californie, cette Californie qui n'existe autre part que dans les fantasmes d'un jeune homme qui abandonnerait tout, même son rêve pour la sécurité de son quotidien sordide. Autre anécdote ; quand j'étais petit, je clamais à tout le monde que j'étais "américain" et non pas "arabe". Ca agaçait beaucoup ma famille. Jusqu'au jour où je découvris que j'étais trop "français" pour les algériens et trop "arabe" pour la France. Cette crise d'identité fit que je devais créer la mienne. Et c'est pas plus mal !

  

Le film qui me révéla le Cinéaste que je veux être !

 

Tout ça pour dire qu’à 26 ans aujourd’hui, je suis heureux d’être encore en vie, de ne pas avoir sombré (l’affaire du gang des Barbares, composé d’amis d’enfance de mes frangins, est là pour me le rappeler), d’être toujours ce jeune homme curieux, généreux, qui souhaite le bien pour les gens qu’il aime. J’espère juste que l’année de mes 27 ans ne me fera pas rentrer dans le sordide Club dont font partis Jim Morrison, Brian Jones, Janis Joplin, Jimi Hendrix (que beaucoup de gens m'appellé ainsi à cause de ma couffire), Jean-Michel Basquiat et Kurt Cobain !

 

Je crois sincérement qu'on est tous des Chauffeurs de taxi... l'important est de savoir si on a la license où non...

Par Momotaro - Publié dans : Billets d'Humeur
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 20:08

Voici deux couvertures cultes.

A ma gauche, Cyclops tient sa dors et déjà défunte épouse Jean Gray, consummée par l'entité Phoenix.

A ma droite, l'Homme d'Acier s'effondre en larmes avec dans ses bras sa cousine Supergirl.

Les deux images se ressemblent, mais à quoi bon crier au plagiat quand, comme moi, on est pas aussi specialiste de comics. Donc, j'invite tous frères et soeurs de la foi à donner dans un commentaire des explications (Crisis in Infinite Earths fût crée pour le 50ème anniversaire de DC Comics - drôle de coïcindence que d'en parler alors qu'on fête en ce moment  les 75 ans de la maison d'édition mythique)

Uncanny-20X-Men-20136-copie-1.jpgCOIE_007.jpg

Gauche : Uncanny X-Men #136 (Chris Claremont & John Byrne - Août 1980)

Droite : Crisis in Infinite Earths #7 (Marv' Wolfman & George Perez - Octobre 1985)

Par Momotaro - Publié dans : Galeries
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